Après plusieurs reports à cause d’une certaine pandémie, nous retrouvons enfin mes parents et ma soeur. Les jours précédents leur arrivée étaient interminables et les démarches administratives n’étaient pas de tout repos. Nous avons dû nous frayer un chemin dans la jungle des acronymes et l’obtention des différentes autorisations. Un véritable jeu de patience et de persévérance. Familiers des ETIS, AVE, ESTA, RT PCR et autres joyeusetés, les gestes barrières bafoués, on se prend enfin dans les bras 😉

Pour cette première journée polynésienne, nous restons plutôt tranquilles sur Tahiti. Cela dit, une baignade à la pointe de Vénus s’impose. Historiquement, la pointe de Vénus est le point d’arrivée de la majorité des navires sur Tahiti. Elle fut nommée ainsi suite à une mission coordonnée, pour l’observation du passage de Vénus devant le soleil par 151 scientifiques dans 77 pays et commandité par la Royal Society.





L’organisation du voyage inter-îles n’a pas été simple. Nous avons commencé à réserver les vols et hébergements dès que nous avons été certains que le voyage était possible. Seulement, nous n’étions pas les seuls et le planning de vol de l’unique compagnie aérienne « Air Tahiti », était fortement allégé…

Nous avons dû nous rabattre sur le Ferry pour une partie de notre périple. Une toute nouvelle ligne, ouverte depuis mars, nous permet de rejoindre Raiatea en passant par Huahine. Cela en 5h et pour un tarif raisonnable de 7000 xpf (soit 58€ par personne). Côté hébergement, ce n’était pas plus simple.Nous devons nous contenter du camping mais un camping peu surchargé. seulement 2 tentes durant notre séjour.
Départ à 6 heure de la gare maritime de Papeete, deux p’tits cachets « Mer calme », histoire de profiter de la traversée, les vacances sont bel et bien lancées ! Bon, nous n’avons pas vraiment vu le temps passer. Les cachets nous ont assommés dès le passage au large de Moorea 😉 On se réveille à Huahine, juste devant la « femme enceinte couchée ».




En camping le confort est limité. Surtout quand on est en plein Jetlag ! Heureusement, la situation côté mer sur le couchant avec vue sur Bora Bora, l’aménagement et la gentillesse des employés du « Sunset Beach motel » nous permet de passer de merveilleuses soirées. De toute façon, on passe le plus clair de notre temps à vadrouiller. Le planning est serré ! Daniel trouve tout de même un moment pour tester le kayak 😉





J’ai profité de ce passage sur Raiatea pour réserver une excursion sur Tahaa, L’île Vanille. Nous l’avions testé en 2019 (ici) avec « Excursion bleue ». Ravie de la prestation et du contact avec les organisateurs, je réserve de nouveau. Le confinement a été pour eux, l’occasion de remettre le bateau à neuf et de faire évoluer le tour avec : la visite de la Rhumerie Pari Pari médaillée au salon de l’agriculture de Paris (ne première pour un Rhum polynésien) et le repas sur le motu ayant accueilli l’émission Koh-Lanta.
La journée marathon peut commencer ! Heureusement que l’équipe a préparé un peu de carburant (Ti Punch !). Nous embarquons avec Ragi (capitaine) et Gnouk Fa (guide) à 8h et ne rentrerons pas avant 17h… Tout commence par un bain matinal avec les requins pointe noire. Une grande première pour nos visiteurs. Ma Gopro me lâche dès la 3ème photo… Heureusement que nous avons sous la main notre paparazzi préférée, ma maman !






Puis une visite de la vanilleraie, parfaite pour apprendre à ne plus gaspiller la vanille. Une plongée au jardin de corail et le buffet sur le motu. On en avait déjà plein les yeux, maintenant on peut dire que nos papilles ne sont pas en reste. C’est aussi l’occasion de faire la rencontre du propriétaire de ce lieu enchanteur. Une personnalité attachante, particulièrement attentif à nos besoins, et un cuisinier… hummm terrible. On est loin du casse-croûte !






Nous enchainons par une visite de la ferme perlière puis la rhumerie et pour finir une baignade dans le jardin de corail de l’hôtel Pearl Beach le Tahaa, peuplé de nombreux poissons papillons raffolant de bananes. La visite de la rhumerie a été rajouté cette année à l’excursion. Le fait qu’elle ait décroché 2 médailles d’or (2019 et 2020) au salon de l’agriculture de Paris, y est certainement pour beaucoup. Cela n’était jamais arrivé pour la Polynésie. Cette reconnaissance est le résultat de longues recherches pour le passionné, Laurent Masseron.
A chaque visite, chaque arrêt, nous sommes accueillis par des gens adorables et maîtrisants parfaitement leur sujet. Cette journée est un condensé de Polynésie, je ne peux que vous la recommander.






Pour notre dernière journée sur Raiatea nous avons loué une voiture afin de faire le tour de l’île en toute liberté. Enfin quasi liberté. J’ai réservé une table au snack Tonoï (notre cantine lors de notre dernier passage sur l’île). Nous devons donc surveiller l’heure.
Le premier arrêt se fait sur la route traversière. Une courte balade nous amène aux Gabbros. Il s’agit d’un site d’intérêt géologique. Ces roches ont la particularité, par leur refroidissement lent au niveau de la dorsale océanique, d’avoir une cristallisation complète. Pour les Géologues en herbe, on dit qu’elles sont « plutonique magmatique à texture grenue ». Le gabbro est le constituant principal de la couche inférieure de la croute océanique. On peut aussi en trouver dans le massif du chenaillet (vers Briançon, Alpes) et ils composent également une partie des roches de surface de la lune ! le site dispose de deux plateformes offrant une superbe vue sur la caldeira. Seulement comme souvent, peu voir pas de panneaux explicatifs.




Nous arrivons au jardin botanique de Faaroa. En désuétude, il a été réorganisé et agrémenté d’espèces végétales locales dont certaines endémiques de Raiatea. Réouvert en février 2020, nous n’avions pas eu l’occasion de le visiter. Ce parc propose une promenade agréable passant par différentes zones. Malheureusement pour les non botanistes, le site compte lui aussi peu de panneaux informatifs.





La visite se poursuit en direction du site classé au patrimoine mondial de l’unesco, le Marae de Taputapuatea.
Le plus grand et le plus sacré de la Polynésie dans son ensemble, il fait face à la passe Ava Moa où se présentaient des pirogues venant de différentes îles du Pacifique. On peut alors parler de Marae international. Dédié au Dieu Oro (Dieu de la Guerre), il daterait du XVIIème Siècle. C’est un lieu cérémoniel où le monde des vivants rencontre celui des morts.
Des pierres étaient prélevées du Marae Taputapuatea et transportées d’île en île afin d’y implanter de nouveaux Marae dits Taputapuatea (dédiés à Oro). On en retrouve un peu de partout en Polynésie comme Fakarava, Tahiti, Hawaii et en Nouvelle Zélande.
Sur ce même site, le Marae Hauviri referme en son centre une grande pierre blanche appelé Te Papa tea o Ruea (le rocher blanc de l’investiture). Cette pierre aurait été apporté par Hiro pour marquer la création des Ari’i (chefs).





Notre séjour sur Raiatea touche à sa fin. Cette fois, nous décidons de profiter du retour. On fait impasse sur les cachets. Grave erreur… Pourtant, l’ambiance était plutôt bonne au départ. Nous goûtons au « Mara’amu » pendant les 5 heures de traversée vers Tahiti. La quasi totalité des passagers sont malades. Un vrai bonheur… Vous n’imaginez pas notre joie à la découverte de la silhouette de Moorea.


Reprenons nos esprits et refaisons nos valises pour Maupiti !
La suite est à venir…
Hello grand plaisir de te lire et de revivre notre beau voyage ensemble que de souvenirs inoubliables j’attends la suite avec impatience. A très très vite
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La suite va arriver bien plus vite 😉 mais quelle choix terrible de ne sélectionner que quelques photos. Bises
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