
Tout en restant dans l’archipel de la Société, nous quittons donc les îles du vent pour rejoindre Raiatea et les îles sous le vent. Pierre a pris un peu d’avance sur notre voyage pour l’évaluation de jeunes sapeurs pompiers. Nous le retrouvons vendredi pour un week-end chargé. Tout d’abord, une courte présentation de Raiatea (Ra’iatea) et Taha’a :

Quand Tahiti compte 1 042 km2 pour 192 760 habitants, Raiatea a une superficie de 175 km2 pour 12 245 habitants. C'est la 4ème plus grande île de Polynésie et 3ème par sa population. Raiatea est connu comme le centre de la civilisation Maohi par le "Marae Taputapuatea" inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis juillet 2017. L'île défend jalousement une petite fleur endémique de l'île, la tiare Apetahi dont un unique plan subsiste sur le mont Temehani.
Tahaa, située à 4,5 km de Raiatea et dans le même lagon. D'une superficie de 88 km2 pour 5 234 habitants. Elle est surnommée l'île vanille puisque 80% de la production provient de cette petite île.
La mythologie nous enseigne que ces 2 îles n'en formaient qu'une. Un géant les aurait séparées à la suite d'un chagrin d'amour. Cette légende est partiellement vraie mais la séparation provient plutôt de l'affaissement naturel de l'île, survenu autour de 2,4 millions d'années.




Notre temps dans ce petit paradis est compté. Nous optons pour une excursion organisée autour de l’île de Tahaa. Au programme : visite d’une Vanilleraie, une ferme perlière, quelques jardins de corail, un motu, le repas sur le lagon et une rencontre avec les requins. Malheureusement, le temps n’était pas de la partie et nous avons vite remarqué que nous n’avions pas l’équipement adéquate… Je vous conseille vivement de prendre un poncho ainsi qu’un sac étanche. Il en fallait plus pour entamer notre bonne humeur. Mais pas simple de se mettre à l’eau quand le comité d’accueil est déjà en place… Passée l’appréhension, la magie opère. Allez, équipez vous, je vous présente les boss du lagon !









Les requins sont souvent accompagnés de Rémora (nettoyeur de parasites externes, possédant une sorte de ventouse sur la tête, lui permettant de se fixer sur sont hôte. cf en bas à droite).
Attirée par l’animation dans cette partie du lagon, une Raie Armée vient nous saluer, puis se prend d’amour pour Naïs. Impossible de résister à cet animal majestueux.





Notre capitaine et guide ne procède pas au « Shark-feeding » (nourrissage des requins pendant la plongée), cela peu les rendre agressifs. Ils attendent patiemment que nous ayons tous regagné le bateau pour recevoir quelques récompenses. Cependant, les consignes de sécurité sont légères… Les requins à pointes noires de récif ne sont en général pas agressifs mais quelques informations relatives à notre comportement auraient été bienvenues. Bon nous, nous avions préparé cette rencontre 😉
L’eau à beau être à 27°c, nous sommes bien gelés après 45 min de barbotage. Nous rejoignons notre bateau et repartons, sous un magnifique soleil, direction une vanilleraie. L’ambiance à bord est toujours aussi bonne, peut-être parce que le capitaine avait prévu un ti-punch et des madeleines ?! (avec du Ruhm de Tahaa s’il vous plaît)





Nous avons eu le droit à un véritable cours sur la culture de la Vanilla Tahitensis et sa pollinisation. À la différence Comme la vanille Bourbon, cette variété d’Orchidée, est hermaphrodite. Il est possible de la ramasser à maturité car sa gousse ne s’ouvre pas. Elle sera ensuite étalée, au soleil sur des linges, quelques heures par jour pendant plusieurs semaines. Cela intercalé de séance de massage, gousse par gousse afin de répartir les grains et la conserver souple. Un travail de petite fourmi. Parlons budget maintenant… Cette variété est considérée comme la vanille des grands chefs et son prix avoisine les 500€/kg… Ce qui en fait l’épice la plus cher après le safran ! Cependant, elle est tellement concentrée, qu’il n’en faut qu’un quart pour parfumer un plat. Moi, je serais bien repartie avec le p’tit baluchon…
Nous reprenons notre périple et croisons quelques hôtels plutôt sympa, avant d’arriver sur notre nouveau spot de « snorkeling ».


Quelques photos poissons que nous ne croisons pas souvent sur Tahiti. Vous trouverez la première photo floue. Elle représente une espèce proche de l’hippocampe, nommée « Corythoichthys Flavofasciatus ». Aussi simple à photographier qu’à prononcer ! Dans le genre bizarre, en dessous, vous trouverez des sortes de petits sapins de couleur. Ce sont en réalité des vers Spirobranchus. Puis une sorte d’étoile de mer bien ronde, un coquillage « Sept-doigts », un bénitier Bleu, quelques coraux et poissons. Sinon, je me suis fait une frayeur quand un requin a surgi de sa cachette, entre deux patates de corail. Sorti du rendez-vous organisé, ça fait drôle d’en croiser un en mode chasseur !














Nous nous rendons ensuite sur Tahaa pour un repas bien mérité. Il y a de quoi nourrir un régiment mais peu de fruits… Nous ne sommes pas en période d’abondance mais quand même, 3 pommes étoiles pour 11 personnes, c’est un peu juste. Parmi toute les tables occupées, seule une attire les matous… la notre !
À peine le temps de digérer, on part direction une ferme perlière. Après avoir visiter la nurserie des futures huîtres (jusqu’à 3 ans), nous assistons à la récolte des perles et à la greffe d’un nouveau nucleus. Une huître peu fabriquer jusqu’à 3 perles. Après avoir incisé la « Gonade » (glande sexuelle), on introduit un nucleus (perle de nacre faite à partir d’une coquille de moule du Mississippi) et un fragment du manteau d’une autre huître « sacrifiée » pour son ADN. La nouvelle récolte aura lieu dans 18 mois. L’opération, extrêmement rapide, demande minutie et concentration.




Le temps se gâte et nous essuyons notre première averse. De nouveau sur le bateau, on se dirige vers une « passe » où nous allons nous laisser dériver par le courant. La sensation d’être sur un tapis roulant est super sympa ;). Notre guide, équipé de bananes, nous invite à nourrir quelques poissons « papillons à deux selles ». Au retour, notre copine « Raie » vient nous dire au revoir en réclamant quelques câlins mais espère une petite récompense pour le déplacement. Ça nous aurait presque fait oublier nos affaires mouillées sur le bateau… Impossible de faire sécher la moindre serviette pendant la journée et notre sac a fini par prendre l’eau. Rien de grave, ce n’est que du confort. Ces souvenirs valent bien quelques minutes de chaire de poule !





Nana !
magnifique REPORTAGE et PHOTOS Bravo Manue bises a vous trois
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Merci Patouch ! Bizouxxx
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