Part2 : Découverte du Lagon et Tour de Tahiti Nui

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Nous avons retrouvé avec bonheur un vrai lit et une douche chaude. Cependant, il ne faut pas s’habituer à ce luxe puisque, dans 3 jours, nous serons en mode Robinson sur un motu de Maupiti.

Après une courte initiation au Stand Up Paddle pour Daniel, nous partons sur Punaauia. La plage de Vaiava (Pk18) est parfaite pour découvrir le lagon de Tahiti. Peu de courant et des coraux en bon état, ça promet de belles rencontres normalement. Parce qu’aujourd’hui nous n’avons aperçu qu’un requin peureux à plus de 20 mètres mais une multitude de chirurgiens bagnards et de poissons papillons étaient eux, bien là.

La météo capricieuse nous oblige à changer nos plans. Il faut dire que nous avons une saison sèche, plutôt humide… Du coup, nous oublions la rando de la Fara Ura et partons faire le tour de Tahiti.

Nous faisons un premier stop au trou du souffleur « Ara Ahoaho » et prolongeons jusqu’au lava tube servant d’ascenseur aux Gobies (ou plus précisément Oxudercinae). Ces petit poissons sont capables de se déplacer hors de l’eau en se servant de leurs nageoires pectorales.

On se fait littéralement « doucher » aux 3 cascades. Repli stratégique dans la voiture. On poursuit notre tour, espérant retrouver un peu de soleil. Un temps plus sec, au jardin botanique Harrison Smith, nous permet de profiter de ce parc magnifique.

Harrison Smith (1872-1947), surnommé le « grand père des arbres » par les Tahitiens, était un américain passionné de botanique. Issu d’une famille aisée, il étudie à Harvard et devient professeur de physique au MIT. Après avoir été ambulancier durant la 1ère guerre mondiale, il démissionne de son poste d’universitaire et arrive en 1919 à Tahiti. En rachetant peu à peu des parcelles de terrain, il constitue son jardin botanique « Motu Ovini ». Par son côté altruiste, Harrison Smith souhaite améliorer le quotidien des tahitiens. Pour cela il permet l’éradication d’un insecte détruisant les plans de « Fei » (Bananes) par l’introduction d’un prédateur inexistant sur l’île. Cette méthode est révolutionnaire pour l’époque. Il acclimata également de nombreuses espèces qu’il se faisait expédier à grand frais d’Amérique, d’Asie ou encore d’Afrique et les distribuait volontiers à la population. Malheureusement, il est aussi à l’origine de l’introduction du Miconia Calvescens (la « peste verte ») sur Tahiti en 1937.

Pour la petite anecdote, Harrison Smith a acheté la graine du Banian de la première photo, sur Paris chez le grainetier Vilmorin. En cliquant sur l’image on peut deviner Daniel tout petit devant. Je vais être obligée de revenir pour voir ces jardins en saison d’abondance.

Un rapide casse-croûte plus tard, on enchaîne avec le Jardin d’eau de Vaipahi.

Après les Grottes de Maraa, nous commençons notre remontée vers Papeete. Il est temps, on est claqué ! Demain on change de paysage. Direction Maupiti !

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