Part3 : Robinsonnade à Maupiti

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En flânant sur youtube il y a quelques mois, nous sommes tombés sur la vidéo d’un touriste anglophone en vacances à Maupiti. Son hébergement changeait des chambres ou bungalow que l’on occupe dans les îles. Là, il s’agissait d’une habitation traditionnelle sur un motu. Par contre, ne cherchez pas l’eau courante… Comme dans les Tuamotu, l’eau est précieuse.

Carte de Maupiti

Encore un réveil matinal puisque nous arriverons à Maupiti à 7h ! Olivia et son mari Ura nous récupèrent à l’aérodrome et nous conduisent dans leur petite barque sur le motu Pitiahe, où se trouve notre cabane.

Nous faisons vite la connaissance des gardiens de la cabane. Si Olivia est fan de Bichons, les gardiens sont d’une taille plus imposante. Voici notre préféré, Popoï. Il a bien du mal à rester sérieux, surtout devant des restes de repas…

A ma grande surprise, la cabane est bien plus spacieuse que sur les photos. Elle dispose au rez de chaussée d’une grande pièce avec un coin cuisine et un coin salon/salle à manger, plus un cellier. Le tout avec de la « soupe de corail » au sol. Parfait pour le ménage ! A l’étage, trois petites chambres donnants sur un salon et deux terrasses. La déco est sympa et je ne vous parle pas de la vue. Le propriétaire a bien bourlingué avant de se poser ici. On se rend vite compte que c’est une maison de vacances mais surtout de famille, tant il y a de photos sur les murs. On ne compte pas non plus le nombre de livres. Il y en a pour tous les goûts. Par rapport au camping, c’est presque le Carlton mais je ne vous ai pas encore parlé des sanitaires… 😉

Alors, comme je vous l’expliquais, l’eau est précieuse. Donc quand vous partez aux toilettes, vous emportez un sceau d’eau ou sinon vous choisissez les toilettes sèches. On a compté 6 WC sur le terrain. Il y en a un peu de partout, plus ou moins cachés. Là aussi, pour l’intimité vous reviendrez. Pas une seule porte à la cabane, ça vaut aussi pour les toilettes. Bon nous, ça nous a plutôt bien fait rire.

Le passage à la douche est tout aussi dépaysant. Toujours pas d’eau courante ni de pommeau de douche. L’affaire se règle avec une coque de noix de coco. Bien entendu, l’eau est froide et légèrement saumâtre. C’est tout à fait normal sur les atolls ou les motu.

Après ces quelques détails techniques, passons à la visite du Motu Pitiahe. Si la vue de la cabane est magnifique, il faut rester attentif au courant. Ura va à l’eau sans problème, nous par contre… nous n’avons pas joué longtemps et avons fait quelques pas pour trouver un spot plus calme.

Nous avons donc réservé une robinsonnade mais pas un Koh-Lanta. Alors quand Olivia nous propose des langoustes pour le repas du soir, on ne se fait pas prier ! Surtout que le midi avait été plutôt frugal et pour le coup, assez proche de Koh-Lanta. Elles ne sont pas bien grosses, je pense qu’elles sont à la limite de la taille minimale mais on se régale.

Chaque samedi, un four traditionnel est organisé sur le motu voisin (Tiapaa). C’est l’occasion pour les locaux de se retrouver et pour les touristes, de découvrir ce mode de cuisson typique de la Polynésie. Décision est prise de profiter de cet évènement pour faire une sortie pêche et rencontre avec les Raies Mantha.

Au p’tit matin et déjà sous un soleil généreux, l’équipe au complet se retrouve dans la barque. Quelques bateaux d’excursion touristique sont déjà sur le site de lavage de Raies. Dérangées, elles ne se montrent pas facilement. Ura et Olivia passent au plan B. Ils connaissent leurs habitudes. Sur le second spot, nous seront seuls avec ces animaux fantastiques. Les Mantha sont impressionnantes ici. Malgré le sable en suspension qui altère la visibilité, on en profite un maximum.

Notre prochaine étape sera la pêche des Squilles que nous mangerons le soir même. Le concept me plait bien. Curieuse, je ne lâche pas Ura d’une savate. Il faut être sacrément patient pour attraper ces petites bêtes. De plus, les pattes avant de l’animal sont tranchantes comme des lames de rasoir. Mieux vaut observer l’expert que d’y laisser un doigt. Ura cherche un trou dans le sable « bien entretenu ». Il y enfonce une baguette avec une sorte de goupillon au bout et un morceau de chaire poisson. Au bout de quelques temps le squille (ou Varo en polynésien) s’accroche et Ura n’a plus qu’à récupérer l’occupant.

Il est maintenant temps de passer aux choses sérieuses : Le four Traditionnel. De bonnes âmes l’ont allumé alors que nous n’étions encore qu’au p’tit dèj. Nous n’avons plus qu’à attendre l’ouverture et en profitons pour prendre l’apéro. Quelques Raies Pastenague viennent s’assurer que les restes leurs seront bien offerts et Lylou fait la connaissance d’un cochon très malheureux.

S’il y a un Paradis, on ne doit pas être loin.

L’ouverture du four annonce un festin qu’on ne risque pas de louper. Rien que du local et du frais. D’ailleurs, le lait de coco est pressé 10 minutes avant d’arriver dans votre assiette et la pulpe restante est donnée au cochon.

A chacun sa façon de gérer un tel repas. Balade digestive, sieste, jeux… Et dire que les varo nous attendent pour le dîner…

Pris de remords, on se lance à l’assaut du Mont Teurafaatiu culminant à 372m, c’est une épreuve sous cette chaleur. Nos invités n’étant pas acclimatés, nous progressons tranquillement. Bon, il faut avouer que l’on a, au final, fait la radio 2 fois. Une légère erreur d’aiguillage en début de parcours nous a envoyé sur un mauvais chemin. Têtus, nous avons eu du mal à redescendre jusqu’en bas 😉 Un conseil, à la dernière maisonnette prenez à gauche juste devant. Ne suivez pas le chemin bien tracé de l’antenne. L’effort est largement récompensé le lagon est remarquable.

Pas encore tout à fait rassasié, le lendemain on réserve des vélos pour faire le tour de l’île principale. Les pensions de l’île sont pleines et il faut croire que tout les touristes se sont donnés rendez-vous à Maupiti. Bien entendu, nous avons tous voulu louer un vélo le même jour… On récupère les derniers. Dont un, plus que douteux. Daniel aura l’occasion de tester ses talents de réparateur à plusieurs reprises. Ah les vélos des îles. 40kg, pas de freins et encore moins de vitesses. Du pur bonheur ! Une autre info pour ceux qui souhaiteraient passer au palais de la mer : c’est fermé le lundi. Bon du coup on a juste eu le droit au panneau. On râle mais on s’est bien régalé. Avec pour terminer, LA plage paradisiaque par excellence. Il est possible de rejoindre le motu en face à pied. Cependant il faut compter 1h30 allez-retour.

On se replonge dans les valises. Difficile de quitter cette île, notre cabane ainsi qu’Olivia et Ura. Les vacances ne sont pas pour autant terminées. Nous retrouvons Pierre qui a eu la possibilité de poser quelques jours avant le départ de Naïs. Au passage, petit bonus pour la miss, elle a passé la totalité du vol du décollage à l’atterrissage, dans le cockpit chauffé, à manger des mochi… Il n’y a plus qu’en Polynésie que cela est possible. C’est un p’tit cadeau des pilotes pour son premier examen du PPL.

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