
Les frontières de la Nouvelles Zélande restant fermées à ce jour, nous organisons les dernières vacances avec notre ado, à Kauehi. Encore les Tuamotu me direz vous 😉 Et oui, mais même si ces îles ont de nombreux points communs, chacune a sa particularité. Un p’tit quelque chose qui la rend unique.
Comme les autres atolls, Kauehi est l’excroissance corallienne d’un volcan sous marin. Anciennement connue sous le nom de Putake, l’atoll de 24 sur 18km pour une surface de terres émergées de 15km2, dispose d’une unique passe permettant l’accès, par tout temps, à un lagon de 320 km2.

Il ne s’agit pas de l’atoll le plus fréquenté. Jusqu’en 2001 il n’était desservit que pas bateau. Depuis, un petit aérodrome permet de désenclaver Kauehi grâce à un vol par semaine. Nous y sommes donc pour une semaine complète et on ne va pas s’en plaindre !
Découverte tardivement (1835) par Fitzroy et Darwin à bord du Beagle, l’île demeure discrète. A l’heure de gloire de la perliculture, Kauehi abrita plusieurs fermes perlières. Leur prospérité ne fut qu’éphémère. La seule encore en activité ne produit que des naissains destinés aux atoll voisins. La fermeture des fermes amène rapidement à l’exode des populations. Passant de plus de 700 habitants en 1996 à moins de 500 au dernier recensement.









L’ unique hébergement de l’île, le Kauehi Lodge, voit le jour en 2009. Faute de publicité, peu de touristes y posent leurs valises. Pourtant l’île a de quoi séduire. Elle fait partie de la réserve de biosphère de l’UNESCO comprenant sept îles dont Fakarava. Pour faire simple, une grande part de l’île est protégée de toute prédation humaine et construction.






Nous prenons rapidement le « rythme des Tuamotu » et occupons nos journées entre snorkeling et balade sur le motu. Nous faisons connaissance avec nos plus proche voisins : « Joe La Pince », une aigrette matinale et un poulpe répétant son numéro d’invisibilité.









Un rapide repérage des lieux nous amène tout d’abord à une sorte de marécage tapissé d’une algue orange. On se croirait à Roland Garros 😉 Puis nous sommes attiré par une ruine. Il s’agit en fait de l’ancien phare Tagaroaromatahara, construit en pierres de corail. Enfin, tout proche de la pension nous découvrons des ossements d’une jeune baleine. Cette dernière s’est échouée l’année dernière.



Profitant d’une belle journée, nous partons à la découverte d’autres motus éloignés. Le lagon agité et un peu trouble laisse place aux « Hoa » à l’eau limpide. Un requin semble en garder l’entrée et une famille de mérous ne nous quitte pas des yeux. Ces animaux ne croisent pas grand monde. On se demande qui observe qui 😉







Le camp de base monté, on dévore le pique nique avant de se lancer à la découverte du platier. Nous trouvons quelques déchets provenant de navires chinois pêchant aux frontières de la Polynésie Française. Ils laissent leurs filets dériver avec un DCP (dispositif de concentration de pêche. En exemple sur la première photo tirée d’un reportage de France Télévision). Les chinois ne pouvant pêcher dans les eaux françaises, larguent des radeaux de bambou équipés de GPS. Une fois sorti des eaux controlées, le radeau et toute les poissons attirés, sont récupérés. Cependant, nombreux sont les dispositifs échoués sur les rivages. Il s’agit non seulement d’un détournement de l’interdiction de pêche, du pillage des ressources ainsi qu’un risque de collision pour les petits pêcheurs locaux.





Hormis cette découverte, le platier est magnifique. Les Coraux en très bon état, abritent une multitude de poissons et oursins. C’est une explosion de couleurs !





On termine cette ronbissonnade par un goûter improvisé. Le débourrage d’une coco sans outil n’est pas chose facile, mais notre gourmandise n’a pas de limite !




Nos soirées commencent souvent par le traditionnel apéro/coucher de soleil. Il faut dire qu’à la pension, Jean-Claude et Colette proposent une carte des vins intéressante et à des prix raisonnables. On ne s’est pas privé ! Outre l’intérêt du coucher de soleil, le platier a l’avantage d’être « Moustics free » et ça nous va bien (nous avons oublié le spray. Une semaine ça peut être long quand on sert de buffet).





Je vous ai parlé de la carte des vins mais les repas… Je pense pouvoir dire que c’est pour moi, la meilleure table que nous ayons pu tester. Un dîner chaque jour différent, complet et raffiné. D’ailleurs Colette nous fait découvrir le Kaveu (Crabe de cocotier). Ce crabe possède une poche que l’on appelle « Foie gras des Tuamotu ». C’est surprenant et délicieux ! Notre ado affamée et les requins ne s’y trompent pas et montent un véritable sit-in chaque soir.



Notre parenthèse Aux Tuamotu touche à sa fin. Nous allons nous concentrer sur l’arrivée tant attendu de mes parents et les derniers préparatifs du départ de Naïs. Tout un programme… Mais avant cela, Air Tahiti nous fait une petite blague. Notre vol retour d’une heure se transforme en 6 heures. Le vol est détourné pour livrer un colis… ça nous aura permis de voir Katiu, Makemo et Puka Puka, mais nous aurions apprécié qu’un casse croûte nous soit offert à midi. A Makemo, on profite du refueling pour se jeter sur la seule petite boutique proposant quelques snacks. Bref, les aléas des voyages dans les petites îles 😉






Ha ha ha je rigole maintenant car je comprends enfin le beau voyage que vous venez de faire que du bonheur et que d’images gravées dans mes souvenirs et mon cœur encore une année pour encore découvrir et nous envoyer vos belles rencontres
Bisous à tous les deux
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😉 Attends de voir l’article sur notre voyage !!! Je suis en pleine sélection de photo, et je n’en vois plus le bout ! Heureusement, ça m’occupe pendant le confinement. On en a bien profité, et le timing était excellent ! Bises à tous
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