Après avoir recharger les batteries, nous attaquons le tour de Raiatea par du Nord vers l’Ouest. Le temps variable, nous offre des lumières magnifiques.







Comme un petit air de Corse… Ici aussi, les animaux ne tiennent pas dans les enclos !

Nous arrivons au Marae Taputapuatea. L’ensemble est protégé depuis 1952 en vertu d’une loi de pays et a été récemment classé comme monument historique. Depuis Juillet 2017, il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Site culturel, terrestre et marin, au centre du « Triangle polynésien » ( dernière partie du globe à avoir été peuplée par les sociétés humaines). Les marae sont des espaces sacrés, cérémoniels et sociaux, que l’on rencontre partout en Polynésie. Il est tout autant, un centre politique, cérémoniel, funéraire et religieux.

Taputapuatea est dédié au dieu ‘Oro (Dieu de la guerre et de la fécondité) c’est l’endroit où le monde des vivants (Te Ao) croise le monde des ancêtres et des dieux (Te Pō). Des sacrifices humains y ont été organisés (comme le relate Le capitaine James Cook)
Haut lieu de relations internationales, sa forme monumentale reflète la concurrence entre les ari’i (chefs) pour assoir leur prestige et pouvoir. L’importance de l’implantation de ces Marae est due la dynastie des ari’i Tamatoa et à l’expansion de leur pouvoir. Taputapuātea était le centre d’une alliance politique qui réunissait une région étendue, englobant la majeure partie de la Polynésie (de Hawaii à la Nouvelle Zélande). L’alliance fut maintenue grâce aux rassemblements réguliers de chefs, de guerriers et de prêtres qui venaient de toute la polynésie pour se réunir à Taputapuātea.
L’ensemble du site reflète l’organisation sociale avec des paysans vivant en montagne, des guerriers, des prêtres et des rois établis près de la mer. Il témoigne également de la compétence de ce peuple en matière de navigation sur des pirogues à balancier, franchissant de longues distances sur l’océan. Des pierres étaient prélevées du marae pour être transportées lors de périples à travers les mers, pour implanter de nouveaux marae dits « Taputapuatea » dédiés au dieu Oro. Aujourd’hui, on en trouve à Fakarava, à Rarotonga, à Tahiti, à Moorea, à Tubuai, à Hawaii et en Nouvelle-Zélande.






Reprenons la route vers notre cantine préférée : le snack Tonoï. Le service, rapide et agréable ; les plats simples, copieux et délicieux (poisson frais, à la carte selon arrivage) ; Le cadre… je vous laisse juger… tout ça pour un budget raisonnable. On y a mangé 2 fois pendant le WE, c’est vous dire !
Petite balade digestive à Utuora la principale ville de Raiatea. Malgré l’affluence touristique constatée, le centre artisanal touristique est désert. Nous sommes dimanche,tout y est bouclé. Nous déambulons à la recherche des graffiti du festival d’art urbain Ono’u. Chaque année en juin, Tahiti, Moorea, Bora-Bora et Raiatea reçoivent des artistes du monde entier.







Nous nous rapprochons doucement de l’aéroport mais faisons un stop à la piscine municipale. Je vous assure que si petite, on m’avait amené dans une piscine comme celle-ci, je me serais inscrite au club ! Bassin de 50m creusé dans le lagon avec une multitude de poissons mais surtout, vue sur Boro-Bora et Taha’a… y’a pire !

Fin de notre court séjour. Nous reviendrons, c’est certain. Nous avons rencontré de merveilleuses personnes (même un ardéchois qui ski à l’Alpe d’huez et part en vacances en Corse !). Nous n’avons pas eu l’occasion randonner sur le mont Temehanu pour voir la Tiare Apetahi. Nous n’avons pas navigué sur la Faaroa (seule rivière navigable en polynésie). 2 nuits sur place suffisent à s’imprégner et apprécier l’île mais pas à nous rassasier !