


Nous arrivons au Belvédère (600m) avant le soleil et attendons nos randonneurs préférés de Avae tere tere pour se lancer sur la piste exigeante du Mont Aorai (le rendez-vous était donné pour 6h30 mais j’y retournerai avec un départ aux alentours de 5h). Les nuages arrivent fréquemment en fin de matinée et ça gâche une partie du spectacle. La randonnée est bien tracée, impossible de se perdre (chose extrêmement rare sur Tahiti !).
Jusqu’au 1er refuge, le chemin est facile malgré les 800m de dénivelé. Composé de Latérite, il peut cependant devenir boueux et glissant en cas d’averse. Il ne sèche guère du fait de la forte présence de Miconias en fond de vallée. Cette randonnée est fortement déconseillée en saison humide. Avec la visibilité exceptionnelle de ce dimanche, nous apercevons Huahine, Moorea et l’atoll de Tetiaroa (cela dit, ne les cherchez pas sur les photos, ça ne rendait rien).



Nous avons surveillé de loin, le travail de Pierre. Appelé sur un feu à Paea dans la nuit de samedi à dimanche, il nous a faussé compagnie. Sa mission : sauver les vallées de nos petits Monarques de Tahiti (souvenez vous de notre sortie Piou-Piou !). L’épaisse fumée est visible dans les vallées derrière le Diadème (au centre de la photo). Plus d’infos dans la presse ici ou là (Photo de droite prise de l’hélicoptère)


Après un p’tit ravito, on reprend le chemin en direction du 2ème refuge. Si je n’avais qu’un conseil à vous donner, ça serait de doubler la dose d’eau que vous prenez habituellement, nous étions un peu light (pour cette rando, il faut compter un minimum de 2,5 litres par personne). Le sentier devient plus exigeant et aérien. Laurent et Philippe ont une attention particulière pour Naïs car la miss est sujette au vertige. Elle a pris sur elle et m’a épaté sur la crête étroite dite du « rocher du diable » (passage de 50cm de large sur 300m de long avec 1000m de vide de chaque côté). Heureusement, la présence de fougères donne un semblant de sécurité.





Après ce moment « frissons » nous attaquons un enchainement de passages verticaux et escarpés ou l’erreur ne pardonne pas. Du gaz, partout ! Nous sommes soit sur la crête, soit à flanc de falaise. Une épreuve pour Naïs 😉



La faim commence à nous tirailler… 1400m de dénivelé positif et 4h de marche ça creuse. Ouf, le Refuge est en vue ! Mais la pose bien méritée s’accompagne de nuages et d’un petit coup de froid. Ils ajoutent à cette randonnée, une ambiance quasi mystique mais emportent notre vue… et notre sommet. Nous décidons de ne pas tenter cette dernière ascension. À charge de revanche !




Mauvaise nouvelle pour Naïs, cette rando est en aller-retour… Il faudra donc repasser le « Rocher du Diable » hihihi. Grâce à l’activité thermique, les nuages ne mangent pas complètement notre sentier.



Je vous avez déjà expliqué qu’il n’y avait pas de champignons comestibles sur Tahiti, cependant, il y a une petite fleur bleue ayant le goût de cèpe… On a testé et validé ! Plutôt sympa pour parfumer et décorer un plat 😉 Elle porte le joli nom de Itere ou Verveine bleue. C’est aussi une plante médicinale, qui a des propriété analgésique, anti-anaphylactique, anti-oxydant, anti-acide… bref tout ça dans une si petite plante. Plus d’info ici


Quelques images de cette végétation luxuriante (Fougères arborescentes, Falkata et autres petites fleurs que je n’ai pas encore identifiées…







Naïs accélère, ça sent l’écurie !

Nana ! (au revoir)