Terminé les gros navires militaires, passons à la découverte de Oahu, l’île la plus peuplée de Hawaii (75% de la population de l’archipel). On compte quasiment 1 million d’habitants dont 30% sur Honolulu (côte Sud)

Nous étions arrivés à Pearl Harbor en Taxi (c’était franchement plus simple à 5h30 le matin) mais pour le retour on opte pour le bus. A notre grande surprise, aucun horaire ou direction à l’arrêt de bus. Nous tombons sur une dame. qui nous renseigne et nous explique qu’il faut avoir l’appoint pour payer le bus. Là ça nous pose un problème. En bons touristes, nous avons retirer un peu d’argent mais n’avons pas 2,25$. L’adorable dame nous offre les billets et nous explique le fonctionnement du réseau de bus. Le lendemain nous investissons dans une carte rechargeable que l’on achète dans de petits supermarchés. Fallait juste le savoir ;). En tout cas notre premier contact avec les locaux n’est pas bien différent de Tahiti. Les gens sont adorables. Toujours un petit mot sympa et disponibles pour nous renseigner. Les transports en commun fonctionnent vraiment bien (là ça nous change de Tahiti) mais il faut penser à prendre un pull… Les chauffeurs de bus usent et abusent de la clim. Tout le monde s’en plein mais rien ne change.
Nous trouvons sans mal l’appartement et découvrons la vue. C’est le dépaysement total pour nous qui arrivons de Mahina. On voulait tester la vie en ville et bien on est servi ! 36ème étage dans un immeuble sur-équipé (piscine, salle de musculation, salle de jeu, restaurants…) mais nous n’avons rien tester de cela. Nos centres d’intérêt étaient dehors.




De jour le quartier est plutôt sympa mais il faut avouer que ça fait un peu décor de Walt Disney. Si vous recherchez l’authenticité, réservez un séjour aux Marquises. Quand on va à Honolulu, on sait que l’on va découvrir une ville fortement peuplée, coincée entre l’océan et la montagne. La nature y est maitrisée, canalisée. Si cela est vrai pour la côte Sud, la nature retrouve toute sa liberté dès la pointe de Makapu’u à l’Est. Notez qu’un Héron Bihoreau semble apprécier les poissons rouges des jardins d’eau du Hilton 😉






Le quartier ultra touristique côtoie l’extrême misère. Certains parcs sont envahis de tentes et de cartons. Ces 2 mondes ne semblent pas se croiser. Chinatown n’est pas un quartier dans lequel je circulerais seule le soir. C’est un endroit très animé le matin uniquement. On remarque vite que la ville est en pleine mutation. Les anciens bâtiments de 2 à 3 étages maximum, laissent progressivement place aux buildings autour desquels les avions semble slalomer.





Assez de balade en ville, filons à la plage ! Waikiki Beach, ce nom évoque les vacances, le surf et pour les connaisseurs, le fief de Mr Duke Kahanamoku. Champion Olympic du 100m nage libre à Stockholm en 1912 et Anvers 1920. A la fin de sa carrière il comptabilise 5 médailles olympiques dont 3 titres. Il est également reconnu pour être l’une des plus grandes personnalités du surf. Notoriété due en partie a un sauvetage en 1925. Alors que Duke surfait à Newport Beach, le bateau de pêche « Thelma », avec 29 marins à bord, fait naufrage. En 3 aller-retour Duke en sauve 8. Deux autres surfeurs en sauvent 4 mais leurs efforts ne suffiront pas et 17 marins périront. Après sa carrière sportive, il sera élu shérif de Honolulu pendant près de 30 ans.
Waikiki Beach est toujours très animée, tournage de clip, course, concert ou animation… En bord de plage, nous trouvons de nombreux barbecues à disposition. C’est impensable dans le Sud de la France. L’ambiance familiale est plutôt calme. On est loin de la Côte d’Azur où l’on peine à s’entendre.







Départ matinal pour « Diamond Head ». Un Crater de 1 km de large, aux portes de Honolulu (on le voit à droite de la vue de Waikiki). Nous le contemplons depuis quelques jours, il est temps de le gravir ! La chance est avec nous, car nous aurons accès au sommet. Ce dernier était en travaux depuis des mois. Il n’a réouvert que quelques jours après notre arrivée. L’ascension est rapide (moins de 30 min avec les poses photos). Le sentier laisse place à des escaliers particulièrement étroits, impossible de se croiser. ça doit bouchonner par forte affluence. Pour nous rien de tout ça, on se fait une grimpette en mode rapide. Arrivé dans le dernier blocos, on se rend compte que beaucoup de randonneurs accusent le coup de cette dernière ascension. Ils sont étalés à l’ombre et n’ont plus la force de contempler la vue. Un sous marin et au moins 2 avions effectuaient un exercice militaire juste devant le Diamnond Head. Après cette démonstration et rafraichis par une légère brise, nous entamons la redescende pour une baignade à Waikiki. Trop dur comme vie !









Nous n’avons pas le temps de visiter de nombreux musées mais il est impossible de passer à côté du Bishop Museum. Créé en 1889, par Charles Reed Bishop en l’honneur de sa défunte épouse Bérénice Pauahi (dernière descendante de la famille royale), pour abriter la collection d’objets d’art hawaiien hérité par la princesse. Le musée s’est enrichi de nombreuses oeuvres, documents et objets provenant de toute la Polynésie. C’est le plus grand musée de l’Etat de Hawaii. Il est reconnu dans le monde pour ses projets de recherche (on en avait parlé dans l’article sur l’île de Huahine). Les archives du musée m’ont bien occupées durant le confinement, c’est une mine d’information !
La première photo représente une cape de cérémonie en plume. Chacune ne dépassant pas le centimètre. La seconde représente une couronne d’algues brunes (sargasses), puis les différentes embarcations polynésiennes, objets pour le tatouage.









Sur le même site, nous avons la possibilité de visiter le musée des sciences. Quand on est passé à la cité des sciences de la Villette, on le trouve bien petit mais c’est un condensé de l’histoire naturelle de l’archipel. Pierre a particulièrement apprécié les ateliers pour enfants 😆







Ok, on maitrise pas trop mal Honolulu. Alors élargissons notre visite à toute l’île. On récupère une voiture à l’aéroport et hop ! Pour la petite histoire, nous avons été surclassés. C’est plutôt agréable, mais nous avons mis 10 minutes à passer la marche arrière… Il fallait juste trouver le levier de vitesse, rien à voir avec nos vieilles voitures (on était mort de rire, ce qui n’arrange rien).
Attaquons le tour de l’île par l’Est. Premier stop au « Lanai Look Out » puis tout un tas de plages de surf (Sandy Beach, le spot Waimanalo, Pipelin et Banzaï…) jusqu’à « Shark’s Cove » et les roulottes de « Shrimp ». ça c’était mon p’tit caprice.






On intercale entre deux arrêts « spot de surf », la visite du Temple bouddhiste, japonais, Byodo In. Il est situé dans la vallée des temples, au pied des montagnes Ko’Olau. C’est la réplique, en plus petit, du Byodo In de Uji au Japon (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO). La majesté du lieu est un peu gâchée par le plafond nuageux ce jour là et les montagnes Ko’Olau resteront cachées. Nous avons également eu la possibilité de découvrir cette vallée surprenante. Il s’agit d’un « parc-cimetière ». Aucune pierre tombale mais une plaque discrète sur laquelle il est possible de se recueillir et d’apportant des offrandes (souvent sous forme de cannette de bière ou de soda 😁)



Je voulais absolument manger dans une roulotte à Shark’s Cove. Avec tout les arrêts on y est arrivé bien tard, mais j’ai eu mes shrimps (crevettes). C’est la spécialité du North Shore de Oahu et croyez moi ça vaut le détour ! La présence des poules absolument partout ne nous dépayse pas vraiment mais il faut surveiller son plat.. On profite d’être à Shark’s Cove pour profiter d’un plouf. Il est peu probable de tomber nez à nez avec un requin. Le nom vient du fait que le contour du récif ressemble à un requin. Heureusement, car à Hawaii il est possible de croiser des requins bien moins sympas que nos petits pointe noir… On joue dans le courant des vagues qui entrent sur le récif et voyons les même poissons que chez nous mais en taille XXL. L’autre spécialité est la « Shave Ice », c’est de la glace sur laquelle on verse des sirops.


Quelques kilomètres plus tard, nous arrivons à Haleiwa. Un village dédié au surf et à l’art. Nous y flânons à la recherche de cadeaux pour Noël, mais rien n’est fabriqué sur l’île… Je ne vois pas l’intérêt d’acheter une chinoiserie ici. On remarque fréquemment des chiens ou chats dans les boutiques. C’est super sympa. En tout cas, ce petit village vaut le coup de s’y arrêter !










Poussons un peu plus loin pour rendre visite au « père » de la première planche de Naïs, Eric Arakawa. On le trouve facilement dans un quartier où de nombreux shapers se sont regroupés.




On termine notre tour par l’extrême Ouest de l’île, Ka’Ena point. Peu après l’aérodrome et le Polo ranch, la route est coupée. Seul moyen d’atteindre la pointe est de suivre le trail. Malgré de belles séries de vagues, pas un surfeur. Il faut dire que le soleil tombe vite, l’heure du repas va bientôt sonner pour les requins.



Il est temps pour nous de rejoindre notre hôtel. Sur le retour, nous profitons de quelques décorations de Noël mais aussi d’Halloween (c’est l’avantage de voyager en novembre !) et bloquons sur l’installation électrique plutôt douteuse dans certaines villes.




On refait nos valises et cette fois laisse le bikini de côté et on se charge de pulls, doudoune, bonnet et gants ! Direction Hawaii ou « Big Island » pour les intimes.
coucou les tourtereaux
merci Emmanuelle pour nous faire partager vos beaux voyage en plus j’apprécie particulièrement tous tes explications très riche de détails je ne me lasse pas de te lire et de regarder tes photos tu nous fais voyager merci merci
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Merci beaucoup 🥰
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