

L’unique atoll des îles de la Société a un charme envoutant. Havre de paix des oiseaux marins, il offre le gîte et le couvert à l’une des plus importantes réserves ornithologiques de Tahiti. L’atoll est aussi prisé des Tortues vertes. C’est un des rares lieux de ponte, recensé sur la Polynésie. Sacré pour de nombreux polynésiens, et réservé aux escapades royales, Tetiaroa sera notre dernier périple dans les îles.
Sous le charme de ce bout de terre pendant le tournage « les révoltés du bounty », l’acteur Marlon Brando en fait l’acquisition en 1966 et y vivra jusqu’en 1990 en créant quelques bungalows, peu rentables. Sous la protection d’un bail emphytéotique de 99 ans, les descendants de l’acteur confient l’exploitation de l’île à une société hôtelière de luxe (Pacific Beachcomber), afin de créer « The Brando« . Un hôtel de luxe en autonomie énergétique, sacré meilleur hôtel au monde par les lecteurs de « Conde Nast Traveller« . L’établissement s’est, par exemple, doté d’un Swac qui lui permet d’utiliser l’eau de mer en profondeur afin de bénéficier d’une climatisation efficace et peu énergivore.
Pas étonnant que Barack Obama ait choisi The Brando afin de récupérer de ses deux mandats. Bon, nous n’aurons pas l’occasion de gouter à tout ce luxe mais ne serons pas en reste. La même vue, le bercement des vagues en plus 😉






Départ est donné au petit matin. L’occasion d’observer le lever de soleil sur Tahiti et de profiter des 3h30 de traversée. Perso, j’suis allée tester la literie. La nuit a été un peu courte et je ne veux pas perdre une miette de la visite de l’atoll. Pour être tout à fait honnête, je dois avouer que nous nous sommes tous équipé de patch contre le mal de mer. Les cachés nous avaient complètement assommés lors de notre traversée pour Raiatea. Nous sommes alors passés aux patchs « Scopoderm ». Pas super sexy mais personne n’a été malade sur cette traversée 😉 On regrette juste qu’ils n’existent pas en couleur « bronzée » !









Manaarii, notre capitaine, nous dépose 2 par 2 sur un des treize motus de Tetiaroa. Il vaut mieux lui faire confiance, car aucune passe ne permet de rentrer dans le lagon. Il faut passer au-dessus de la barrière de corail, avec une vague. Il nous donne clairement, un cours de surf avec son zodiac. Cathy, l’hôtesse, nous accompagne pour le tour de l’île aux oiseaux (motu Tahuna Iti). Passionnée par le contact et l’échange avec les visiteurs, elle nous explique que des piquets ont été plantés tout autour du motu afin de limiter le dérangement des oiseaux mais également pour éviter toute attaque à la Hitchcock. Le couple nous accompagnant en a d’ailleurs fait les frais… Dès le passage des piquets une nuée d’oiseaux s’est mise à tournoyer bruyamment. Pour la discrétion, c’est loupé.





Cathy rentre au bateau et nous laisse terminer le tour du motu sous bonne garde. Nous sommes escortés par deux Carangues bleues. En passant par une ancienne cocoteraie, nous goutons le coeur de cocotier. La saveur plutôt douce et légèrement sucrée est agréable mais je ne l’échangerai pas contre mon casse-croûte de compétition ! Tellement gros que je le partage avec mes champions. Deux Bernards, parfaits pour la prochaine course. Sur la dernière photo on peut voir une sorte de rosace de sable. Ici, je vous la présente à l’envers. Il s’agit en fait d’une ponte de mollusque. Le lagon en était constellé.


De retour sur le catamaran un autre repas nous attendait… impossible d’honorer les plats préparés par Cathy. On lui propose de nous les resservir le soir et on saute à l’eau. Nos visiteurs sont maintenant bien acclimatés à la baignade avec les requins 😉 Heureusement ! C’était l’occasion d’observer une belle tortue.




Nous partageons notre dernière journée entre snorkeling, visite à la nurseries de requin et un banc de sable plus blanc que blanc.






Un bel orage stop brutalement notre balade mais comme dans les Tuamotu, aucun relief ne permet aux nuages de s’accrocher. L’orage passe et le soleil revient aussitôt 😉




Cathy nous a encore préparé un festin. Cette fois ci nous dévorons mais sans pouvoir en venir à bout. De corvée de vaisselle, Lylou eu un succès fou. Ici, rien ne se perd !


Notre spot « seul au monde » est légèrement envahi… Il est temps de rentrer On va quand même faire un tour de l’autre côté de la baie. Où depuis hier soir, deux baleines nous narguent. Personne ne réfléchi, on saute à l’eau. Heureusement, notre paparazzi préférée reste au sec et immortalise ces moments magiques.






Le retour vers Tahiti est l’occasion de pêcher à la traîne. Un MahiMahi mord mais réussi à se décrocher. Manaarii est presque ravi. Laisser une femelle libre est une promesse de renouveau. Après cette petite monté d’adrénaline, plus rien. Un dernier apéro avant d’affronter la haute mer. 50 km de forte houle… Si notre capitaine est détendu, pour nous le retour est physique. Le fracas semble scinder le bateau en deux. Rien ne tient en place. Les vagues passent par dessus le carré. Le Pacifique porte définitivement, bien mal son nom !

