Devenus piétons nous profitons de notre hôtel, le Maitai Lapita. Visite guidée !





Jouissant d’un parc somptueux, l’hôtel fut bâti sur le principal site historique du village de Fare. Un parcours historique, comportant 2 marae et un site de fouilles archéologiques, un petit musée ainsi qu’un sentier botanique sont en libre accès. Voilà pour la culture.




Côté gastronomie, nous sommes gâtés. Les plats sont variés, raffinés et peut-être un peu trop copieux 😉 L’hôtel propose de conserver les assiettes d’un soir sur l’autre (une sorte de doggy bag, évitant le gaspillage). On a testé, un plat fait deux repas !





Pour couronner le tout, la plage du Maitai Lapita… Superbe plage de sable fin avec vue sur le profil de la « Femme enceinte » (première image) et la présence d’une jolie minette très affectueuse ne gâche rien. Les fonds marins quand à eux, valent largement d’y barboter à plusieurs reprises.





Nous devenons exigeant en snorkeling et recherchons des animaux plus discrets. Je m’excuse pour la qualité des photos, nous avons été « visités » lors de notre dernier séjour sur Moorea. Cela m’aura coûté la GoPro. Vous pouvez voir sur la première image, Naïs tenant un « 7 doigts » (on aurait aimé le récupérer mais l’animal était bien dedans… dommage), sur la 2ème voici une petite limace de mer, sur la 3ème un « Corythoichthys flavofasciatus » (flou…) bref, un cousin de l’hyppocampe. Puis un corail de feu (qu’il vaut mieux éviter de toucher 😉 ) avec un corail encroutant (violet) et une étoile de mer appelée communément « Coussin de requin ».
Et comme l’hôtel propose de kayaks nous partons rendre visite aux voisins les requins. Le « Spot » de l’aquarium naturel se trouve juste en face de la plage. Difficile de résister ! A peine dans l’eau, une multitude de poissons « Papillon à deux selles » nous foncent littéralement dessus puis trois requins. Inutile d’être biologiste pour comprendre que ces animaux sont habitués au nourrissage. Même si cela est interdit en Polynésie…






Impossible de séjourner sur Huahine sans passer par le « Motu Trésor ». Non loin de notre hôtel, nous nous y rendons à pied. L’occasion de rencontrer un jeune cheval qui a bien nargué Naïs.






Le Motu Trésor est en fait une impressionnante collection privée de coquillages. Son propriétaire, Frank est la définition même du passionné. La visite de son petit musée devrait être au programme de chaque visiteur en Polynésie. Ce dernier partage un savoir fort utile pour les utilisateurs de lagons que nous sommes.
La visite commence par une mise en garde, en nous présentant les « Cones » (en haut à droite). Ces mollusques sont carnivores et disposent d’une sorte de petit harpon venimeux. Bien entendu ils ne se nourrissent pas de touristes barbotants mais si vous l’avez ramassé et placé dans votre poche en vue de l’exposer de retour chez vous. Il est probable que l’animal ne soit pas du même avis et trouve un moyen de se libérer… Le souci est qu’il n’y a aucun antidote à son venin largement plus puissant que celui du Cobra. En résumé, vous n’avez plus que quelques heures devant vous. Mais alors pourquoi continuons nous à passer tant de temps à infuser dans le lagon ou promener sur le platier ? Nous ne sommes simplement pas au menu de cet animal. Son premier reflex sera de rentrer dans sa coquille. Donc tant qu’on ne le ramasse pas aucun soucis.
Nous découvrons entre autre que ce que l’on prenait pour des variétés différentes sont au final des juvéniles et que leur petite coquille se retrouve dans l’adulte (photos en bas à gauche).
Je ne peux que vous conseiller de rendre visite à Frank. L’entrée est gratuite mais l’accueil et le temps consacré avec un réel plaisir, mérite bien un petit billet en sortant.




Bon, c’est pas tout mais tout ces blablas, aussi instructifs soient-ils, nous ont donné soif. Direction la distillerie ! Au menu de la dégustation, liqueurs et eaux de vie 100% fruit locaux dans une ambiance familiale qui sent bon le Sud de la France (l’équipe est de Nîmes). Ici on travail en famille et dans la bonne humeur. Un régal ! Vous l’aurez compris, quand on passe à Huahine, on garde 2 à 3 kg de marge pour les bagages…
Notre voyage touche à sa fin. Nous regrettons de ne pas avoir pu faire les randonnées prévues. Elles passent toutes par des terrains privés. Bon nombre de locaux nous ont déconseillé de nous y aventurer en ces périodes de fêtes. Le seul moyen est de passer par un guide. La rando coûte vite cher (60€/pers), de toute façon, nous aimons nous retrouver en comité restreint pour randonner. Les sorties groupées ne nous correspondent pas franchement.

Nous avons eu un temps vraiment correct pour une saison humide. Seulement 2 gros orages en fin de journée. Désolé pour les amateurs de couchers de soleil… Le seul du séjour a été pris en plein vol, sur le retour 😉 mais nous avons eu de magnifiques arcs-en-ciel !

Pas mécontents de quitter 2020 nous accueillons 2021 avec l’espoir de retrouver une vie normale et la visite de nos familles et amis. Courage à tous et Bonne année !