
Après une nuit bercée par le bruit des vagues, nous profitons du ballet de 2 raies Manta à quelques mètres de notre terrasse. Il n’est pas rare d’en croiser de juin à octobre. Le soleil est plutôt timide mais nous savons qu’il ne tardera pas à taper fort. L’équipe d’Orava nous récupère directement à notre bungalow pour nous amener à Otepipi, l’ancien village de Rangiroa. Très éloigné des 2 passes (au Nord), les habitants lui ont préféré les villages de Avatoru et Tiputa. Seule l’Eglise résiste encore fièrement aux assauts des embruns. Il faut avouer que les locaux y sont attachés. Elle a eu droit à un lifting pour l’an 2000 et devrait se refaire une nouvelle beauté sous peu. Le site mérite le détour et même si le temps ne nous a pas fait de cadeau, on s’est régalé à parcourir le platier à la recherche d’oursins. Ils sont bien différents de ceux que l’ont a en Méditerranée… Certains ont de grands piques (Oursins crayon) et d’autres n’en n’ont pas (Oursin tortue). Nous avons bien entendu testé l’oursinade des Tuamotu sans oublié de récolter quelques cocos. Les piques de l’oursin crayon servent à confectionner des parures et les plus grands je les utiliserai comme support pour les futures bouture de corail 😉






Nous reprenons le bateau pour nous rendre sur un motu afin de déguster notre pique-nique. Nous longeons un chapelet d’îlots, tous reliés par des « Feo ». Il s’agit des formations coralliennes fossiles que vous pouvez voir en arrière plan (c’est cette singularité qui nous a fait choisir cette excursion).



L’équipe d’Orava nous demande de ne pas oublier de dire bonjour à Josette en arrivant sur le motu. A notre grande surprise, Josette est une truie 😉 et en tout cas, le cochon le plus heureux que je connaisse ! A peine le pied sur la plage, nous la voyons accourir, accompagnée de son petit « Puaa » (ce qui veut dire cochon…). Si Josette est une super maman, elle n’est pas forcément une bonne épouse. Le papa vit sur le motu voisin et doit ruser pour approcher sa dulcinée. Nous n’avons pu l’observer qu’à bonne distance et croyez moi, il est énorme.




L’eau cristalline permet l’observation de la faune marine sans se mouiller.





Une petite marche digestive plus tard, nous sommes sur l’île aux récifs. Les « feo » sont de véritables dentelles. Chacun part à la recherche d’un animal fantastique, moi j’ai trouvé un canard ! On est clairement sur une autre planète et on en prend plein les yeux.






La dernière étape de notre journée se trouve à la passe de Tiputa. Les dauphins étant absents, nous plongeons sur le site appelé l’aquarium. C’est l’occasion de rencontrer une murène chocolat aussi grande que Pierre ! Les guides jettent des fruits et morceaux de pain à proximité des plongeurs afin qu’ils soient assaillis de poissons peu farouches.





Nos guides nous raccompagnent tout juste pour observer le coucher de soleil et le lever de lune en forme de sourire. Encore une journée bien remplie. Il faut maintenant penser à refaire nos valises… Cela nous permettra de profiter de notre matinée avant notre vol retour.



Au réveil, pas de Raies devant la terrasse mais une aigrette sacrée qui nous passe juste sous le nez. Pour cette dernière matinée au temps plutôt maussade, nous décidons de partir à pieds et accompagnés des 5 chiens de la pension. Ravis d’être invités, ils se livrent à une chasse de grande envergure sur le platier. Rapidement, on se sent observé… Une Frégate ou « Otaha » profite elle aussi de cette météo pour chasser.





Une averse plus violente que les autres, nous pousse à nous abriter sous des bâtiments. Là nous découvrons qu’il s’agit d’un élevage de poules en batterie… C’est la première fois que j’en vois un. Une à deux poules dans une cage à peine plus grande qu’une feuille A4, à vie. Sans parler de l’odeur et du dépotoir à côté, c’est révoltant ! Même au paradis, l’homme est capable du pire. Je continuerai à lire les étiquettes des produit que j’achète. Il est hors de question de cautionner cette industrie.


Je ne terminerai pas cet article sur un coup de gueule mais fallait que ça sorte.
En rentrant à la pension, nous avons retrouvé les chiens qui nous avaient lâchement abandonnés… Il était inutile de s’inquiéter !




Nana Tuky à bientôt Rangiroa !