Rurutu 3/3, La rando

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Vous commencez à nous connaitre. Impossible de rentrer sur Tahiti sans prendre un peu de hauteur.

Nous n’avons qu’une journée pour randonner, le programme est simple :

Départ du Sud pour un retour à la pension au Nord en passant par le mont « Manureva ». Il est donné comme point culminant de l’île alors que sur notre carte il apparait 4 m sous le mont « Taatioe » (?).

Je vous remets notre carte pour avoir la trace – – –

Bref, dès notre départ, nous sommes entourés de champs de caféiers. Le sentier, très bien tracé, nous change de Tahiti 😉 et a terre, particulièrement rouges, nous fait penser aux randonnées que nous apprécions autour de Brignoles. Ici, c’est de la latérite qui résulte de la décomposition des basaltes anciens issus de la première formation de l’île.

Sentier de Latérite avec vue sur le « M » de Manureva

Sur le plateau, nous passons devant l’ancienne chèvrerie. Le bâtiment est à l’abandon. On nous explique que l’exploitant, habitant sur la côte, a subit de nombreuses attaques de chiens. En 2009 ce fut l’attaque de trop. Il perd trente cinq chèvres sur le point de mettre bas et cesse son activité. Le chemin est maintenant en pente douce. Les cailloux qui roulent sous nos pieds sont en fait des débris de corail, nous arrivons au « Pito » (le centre de l’île).

Maintenant au milieu des Pinus, une fois la route traversière passée, nous ne faisons que monter jusqu’au Mont Manureva (« L’oiseau qui s’envole »). Il faut bien compter 1h de grimpette avec un finish assez raide et sans ombre… Pas de stress, la récompense est au bout ! Une vue à 360° sur l’ensemble de l’île. Le lieu de pique nique parfait ! On ne s’attarde pas trop car le temps change vite et on nous a prévenu que le chemin n’était pas aussi clair sur la dernière partie.

On se remet en route pour rejoindre les sommets suivants, par la crête : Le mont Taatioe et le mont Teape. Partout la végétation est luxuriante, citrons, papaye, fougères arborescentes, cocos, goyaves, Bambous géants… et les lianes de vanille y sont limite envahissantes ! On se laisse vite distraire et tâtonnons pour retrouver le chemin. Heureusement Pierre a avalé un GPS. Nous arrivons juste à temps pour l’apéro et l’observation des baleines au couchant.

Encore une belle rando ! Elle est donnée en 5 heures sans les pauses mais ça passe en 3 heures. Même avec une maman qui s’arrête toutes les 5 minutes pour une photo (je vous laisse imaginer le tri pour ces articles). Nous avons eu la chance de la faire en hiver. Je n’ose pas imaginer la suée qu’on doit se prendre en été 😉

Je voulais vous donner quelques infos sur notre pension : Vaitumu Village. Ils sont partenaires de « séjour dans les îles » (agence de voyage de « Air Tahiti« ) ce qui permet d’avoir des réductions sur les vols et l’hébergement. Dès la réouverture du ciel polynésien, nous avons bénéficié de promotions supplémentaires (similaires à celles que l’on trouve pendant le salon du tourisme). La communication post réservation n’est pas leur fort… Nous n’avons eu la confirmation de notre séjour que 2 semaines avant le départ. Bref mis à part ce petit coup de stress, aucunes mauvaises surprises. Bien au contraire ! Nous ne regrettons pas notre choix pour cette pension posée sur la plage. Cependant, il n’est pas facile de s’y baigner. Ici pas de lagon mais des « piscines » car nous sommes sur le récif frangeant. Cela ne nous a pas dérangé pour piquer une tête 😉 Notre bungalow est joliment décoré et dispose d’eau chaude (croyez moi, c’est vital à Rurutu !). L’emplacement était important pour avoir l’occasion d’observer les baleines mais L’accueil est un plus non négligeable. A Vaitumu, le personnel est discret mais accueillant. Virginia, la cogérante de l’établissement, nous a déposés au Sud de l’île pour la rando et en a profité pour faire un détour afin que l’on découvre des coins hors des sentiers battus. Après nos efforts, nous avions la chance d’avoir des cuisinières de talent. Les repas étaient variés et recherchés. Des plats végétariens, locaux, français, chinois… Bref un peu comme la cuisine sur Tahiti, un véritable melting pot.

Un petit mot sur le coup de coeur de Naïs… Une Jolie chienne rencontrée dès le premier jour. Elle accueillait notre ado chaque matin et passait la soirée avec nous. On l’aurait bien calée dans une valise…

Le jour du départ (heureusement), nous faisons une découverte peu sympathique… Une « Galère portugaise » ou « Physalie »

Physalia Physalis à Rurutu

Cela ressemble à une méduse mais ce n’en n’est pas une. Il s’agit de micros organismes, biologiquement spécialisés, qui s’unissent pour former un super organisme. Certains forme le flotteur, d’autres des filaments extrêmement venimeux, de 10 mètres en moyenne mais pouvant atteindre 50 mètres. Les toxines produites sont encore dangereuses même après la mort des organismes. Habituellement réparti dans les zones tropicales et subtropicales, il est possible d’en trouver sur les plages françaises (Vendée, Bretagne mais elles sont plus rares en Méditerranée). Son venin est dangereux pour les êtres humains : Multiples symptômes comme les douleurs musculaires locales ou généralisées, gêne respiratoire, crise hémolytique aiguë et défaillance rénale.

La présence de Janthines, également échouées, nous rassure partiellement. En effet ces fragiles escargots de mer, flottant à l’aide d’une sorte de radeau de bulles, se nourrissent de Physalie. Nous sommes donc les témoins d’un champs d’honneur !

Notre voyage touche à sa fin… nous rentrons sur Tahiti histoire de remplir les valises de vêtements propres et repartons direction Moorea ! Il nous reste encore quelques jours de vacances, il ne faudrait pas gâcher 😉

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