En pleine période de confinement (merci le Covid19…), je vous propose une escapade en mode mise au vert.
Le temps passe bien vite sur Tahiti. Nous avons chacun nos occupations et profitons d’un Week-end prolongé pour nous rendre sur l’île sœur. Notre première visite nous avait amenée à découvrir les baies de Cook et d’Opunohu, cette fois nous restons un peu plus longtemps et projetons de tester au moins une rando.
Sur place, nous retrouvons des amis et passons la nuit dans un fare du « Legend ressort ». Accroché à la montagne, la vue y est magique et l’emplacement parfait tant pour les activités nautiques que pour les randos. La proximité de l’Intercontinental (juste en dessous), me permet de passer faire un coucou à mes copines les Tortues de Te Mana O Te Moana 😉
Seul souci (et de taille), le manque de moustiquaire… Nous n’avons pas fermé l’oeil de la nuit ! Le Fare est très esthétique, ceci explique peut-être cela. Perso, je préfère une petite faute de goût au fait de servir de buffet toute la nuit ;).






Le lendemain nous rejoignons notre « Écolodge » sur la commune de Afareaitu. Bon, écolodge c’est un peu le terme à la mode… Au final, il s’agit d’un fare agréable et typique mais la seule différence avec les autres pensions serait le fait que de nombreux matériaux sont issus de recyclage ou détournement et qu’à l’accueil, nous avons le droit à une courte sensibilisation au respect de l’environnement et économie d’énergie.
Tahiti en arrière plan, le cadre est exceptionnel et pour ne rien gâcher, nous sommes seuls sur le site.





On s’installe rapidement et hop, chacun son kayak ou paddle et direction le jardin de corail. L’opération devient rapidement un complot contre Naïs 😉






Nous avons la surprise de recevoir la visite chaque soir d’une petite chienne craintive. Elle participera à la réduction de nos déchets pour ce séjour 😉
Quittons le lagon quelques instants pour nous rendre au centre de l’île. Nous décidons de profiter de cette belle journée pour faire notre première randonnée sur Moorea. Au programme, le col des 3 cocotiers ou col Tetoatoa. Le sentier, au départ très large et entretenu, serpente entre des jardins plantés de fleurs et d’arbres fruitiers. Un régale pour les yeux !





Nous nous égarons et sommes orientés par un riverain. Le large chemin fait place à un petit sentier envahi par une végétation dense (en l’absence de signalisation, nous ne l’avions pas vu). C’est le début de la grimpette et d’une multitude de fleurs et de fruits…








Après 45 minutes de marche en forêt, nous tombons sur une bâtisse tout droit sortie d’un film de Hayao Miyazaki (vous connaissez certainement « Le voyage de Chihiro »). Naïs, qui est une grande fan, parcourt les installations. Il se dégage une atmosphère particulière, le temps s’est comme arrêté. La végétation semble hésiter à envahir ce lieu de façon anarchique. Au bout d’un grand escalier, nous rencontrons Maïte et Bernard qui nous informent que nous sommes à la « maison de la nature ». L’établissement est fermé depuis 2 ans en raison de la maladie de Bernard. Il s’agissait d’une structure d’accueil pour les classes vertes (près de 40 000 enfants y sont passés). Quelques panneaux nous avaient mis sur la piste !









Sur leurs précieuses informations, nous attaquons l’ascension du col et prenons garde de ne pas emprunter les ponts… L’arrivée au col nous offre une magnifique vue sur la baie de Cook et d’Opunohu. Nous sommes au centre de l’île et embrassons sommets et lagon.








Le retour est l’occasion pour moi, de faire mon marché 😉 Vive la saison d’abondance !
Nous sommes déjà dimanche, dernier jour de vacances sur Moorea. Nous logeons juste en face du Motu Ahi. On y trouve, un camping et le Lagoonarium. J’ai entendu beaucoup de choses sur ce lieu, et pas que du bon ! Mais pour avoir bien trainé dans le secteur en kayak, on sait qu’il y a un intérêt à y passer du temps. Ok, c’est un lieu hyper touristique mais nous ne sommes pas en haute saison et avons la journée de libre avant le bateau vers Tahiti. On va prendre le risque 😉
Nous avions eu quelques infos d’un employé qui nous croisait régulièrement dans la passe. Ses indications nous ont été utiles. À savoir : Arriver tôt, en gros vers 8h le matin, histoire d’avoir le choix du « fare ». Prévoir un pique-nique et bien entendu Palmes/masque/tubas et Tshirt uv !
Par ici la visite !





Le Lagoonarium se situe sur le platier du motu Ahi. Une pirogue à moteur vient vous récupérer, en 5 minutes de navigation, vous y êtes. Chaque famille se voit attribuer un petit fare. Si l’on arrive suffisamment tôt, on peut le choisir… juste comme ça, il y en a peut à bénéficier d’une terrasse à l’ombre… Il est possible d’y passer la nuit. p’tit plus bien agréable, eau, thé et café sont offerts. Comptez 32€/adulte et 22€/enfant de moins de 12 ans. Les employés sont adorables et habitent en famille sur place.
La polémique sur le Lagoonarium vient du nourrissage des requins (shark feeding, interdit en Polynésie). Il y a bien 2 nourrissages par jour. J’y ai assisté, malgré la foule de japonais 😉 Je n’y ai vu que du pain. Au final, un employé nourrit les poissons avec du pain. Leur frénésie attire les requins. Il est possible que la raie ait eu un poisson mais je ne l’ai personnellement pas vu. Donc rien de bien méchant. Cependant, une chose m’a perturbée. Avant la mise à l’eau, aucune instruction. Nous nous retrouvons avec des touristes peu à l’aise dans l’eau et soit excités, soit paniqués en présence des requins et raie. De plus, concernant cette dernière qui passe de main en main. Chaque participant (blanc de crème solaire GRRRR) la caresse. Hors cet animal, comme beaucoup, sécrète un mucus lui servant de barrière protectrice. Les contacts fréquents l’altèrent et l’animal devient plus vulnérable aux contaminations. L’intérêt des touristes pour cette faune, est l’occasion de les éduquer et leur proposer d’observer ces animaux dans leur environnement. La Raie n’apprécie pas les caresses comme un chien. Elle recherche la nourriture (poisson) que l’employé cache dans sa main.










Bilan : Nous avons passé une superbe journée. Nous reviendrons pour la beauté du jardin de corail et la faune sous marine. J’ai apprécié la sécurisation d’une partie du lagon par des cordes et un code couleur. Du fait de la passe, le site souffre d’un fort courant, ce dispositif permet à des personnes peu à l’aise de découvrir le milieu en fonction de leur niveau. Le nourrissage ne présente pas de réel intérêt, sauf peut-être la concentration d’animaux (autant que de clients).

Salut Manue, Magnifique reportage, j adore ton récit et tes photos Prenez soin de vous Bises a vous 3
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Merci Patou ! On a eu un bon timing, à quelques jours près, on aurait été obligé d’annuler. Courage à tous et prenez soin de vous. Bizzz
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