
Très belle édition de la fête de la science made in Polynésie. Conférences, visites de laboratoires, divers ateliers, rencontres et partages sont au rendez-vous. Beaucoup de préparation et de temps consacrés par les intervenants pour expliquer et certainement créer de nouvelles vocations ! Naïs en a profité pour poser sa candidature pour le stage de 3ème à l’IFREMER.
Je vous ai glissé les liens vers chaque association. Vous n’avez plus qu’à cliquer sur les termes bleutés 😉
Nous commençons cette fête de la science par la visite de l’IFREMER à Vairao (l’établissement se trouve sur Tahiti Iti, la presqu’île de Tahiti). L’unité de recherche « Ressources Marines en Polynésie Française » est intégrée à l’UMR « Écosystèmes Insulaires Océaniens ». Elle mène des travaux de recherche en appui au développement durable des filières perlicoles et aquacoles. Après avoir vulgarisé leurs activités, les chercheurs ont animé différents ateliers afin d’expliquer au plus grand nombre, leurs missions.






Dans le souci de soutenir la Polynésie française dans sa volonté de développement d’une aquaculture durable et d’une bonne intégration environnementale, et après plusieurs décennies de recherche, l’IFREMER maîtrise les cycles d’élevage de la crevette bleue et du Paraha Peue (le « Platax », un poisson ressemblant à une feuille).
Une nouvelle unité étudie la contamination des bénitiers aux métaux, leur acclimatation à l’augmentation de température et à l’acidification de l’eau. Ces bivalves vivants en symbiose avec une micro-algue (phytoplancton) la zooxanthelle, ont un fonctionnement similaire au corail. Cette algue lui fournit la majorité de son énergie. Très peu de missions ont été menées sur ces mollusques. C’est l’étude qui a passionnée Naïs. Elle est allée d’elle même à la rencontre de Jérémy, le porteur de projet, afin de prendre toutes les informations pour sa candidature de stage de troisième.
Les travaux de recherche en perliculture sont tournés vers l’amélioration de la qualité des perles, avec la connaissance génétique par la sélection de lignées et la connaissance des processus cellulaires de bio-minéralisation pour l’anticipation de la colorisation de la future perle.




Le 11 octobre, nous sommes allées au lycée hôtelier de Punaauia pour assister à une soirée de conférences, donnée par différents acteurs du monde scientifique ou associatif.
Quelques intervenants :
- L'institut Louis Malardé, qui concourt à la préservation de la santé, de l'hygiène publique et de l'environnement naturel de la Polynésie Française. Le laboratoire de BioToxines marine implanté en son sein se focalise sur l'étude de la ciguatéra (une intoxication alimentaire liée à la consommation de poissons de lagon ayant mangés une micro-algue). Une autre étude vise principalement la progression de la dengue transmise par 2 types de moustiques. Les chercheurs procède actuellement a une étude en relâchant des moustiques mâles stérilisant les femelles.
- L'unité mixte de recherche "écosystèmes insulaires océaniens" de l'université de Polynésié. Créée à l'initiative de l'IFREMER, de l'institut Malardé, pour une mutualisation des moyens humains, techniques et financiers. L'unité analyse les interactions Ressources/Environnement/Usages.
- L'association Te Mana O Te Moana pour la sauvegarde du monde marin et en particulier des tortues marines. Avec la campagne "Hei Moana, les sentinelles de l'environnement", l'association sensibilise et implique le grand public à travers l'observation et la protection des espèces et écosystèmes menacés. Chaque participant peut s'impliquer par la collecte et la transmission d'informations (comme les photos et localisation de tortue) et par le recensement des récifs coralliens avec la technique du "reef check".
- L'association Océania qui a pour but l'étude des cétacés et propose des mesures de conservation dans le cadre d'action, de recherches et de formation. Avec l'application participative "Obsenmer", qui s'adresse aussi bien aux naturalistes et biologistes marins qu'au grand public, il s'agit de collecter des données en mer afin de créer une base de données et un outil de photo-identification.
- L'ORP (Observatoire des requins de Polynésie). La collecte de données relatifs aux requins et raies de Polynésie est également la mission de cette association afin d'approfondir les connaissances scientifiques (structure des populations, migration, stratégie de groupe ou individuelle...) mais aussi dans le but de protéger les espèces menacées, leur habitat et la gestion des sites à forte activité touristique.
- Société Ornithologique Manu (dont je vous avez déjà parlé lors de notre sortie "Piou-piou" pour la préservation de l'habitat du Monarque de Tahiti). L'association oeuvre pour la protection des oiseaux sauvages de Polynésie et leur habitat. Par la création d'un réseau de volontaires, l'association est engagée dans la récupération des Pétrels de Tahiti, échoués. Elle sensibilise les acteurs publics sur les problèmes de pollution lumineuse causant ces échouages.
- La FAPE "Te Ora Naho" qui est la fédération des associations de Polynésie Française qui ont pour but la préservation, la défense et la promotion de l'environnement. La fédération a créée un réseau d'éco-sentinelles formées avec le projet "Hei Mata'ara". Ces volontaires, dispersés dans toutes les îles seront les yeux de la fédération mais également ses bras. Pour cet effet, ils seront soutenu dans l'élaboration de projets.


Le 12 Octobre clôturait cette édition de la fête de la science avec les portes ouvertes de l’association « Tamarii Pointe des pêcheurs« . De nombreux visiteurs ont pu assister à 2 ateliers théoriques. Un sur les espèces protégées ou réglementées et l’autre sur la vie du corail.



Après avoir glané des fragments de corail cassé dans le lagon, Anne Marie, la biologiste de l’association, a animé une séance pratique sur le bouturage du corail. Les participants (très studieux !) ont eu la possibilité d’aller dans le lagon, sur les tables de l’association afin d’y déposer leur petite bouture. Une fois que celle-ci aura atteint une taille raisonnable (dans environ environ 1 an), nous irons l’installer dans la zone protégée afin qu’elle y prospère, abrite de nombreux poissons et participe à la protection Tahiti de l’assaut des vagues.







Naïs a participé a une nouvelle technique de bouturage. En effet, nous utilisons pour l’instant, de la ficelle de chanvre afin de maintenir la petite bouture sur une aiguille d’oursin crayon qui lui sert de support. Nous plaçons l’aiguille dans un trou sur une table immergée dans le lagon. Le corail met environ 3 semaines pour coloniser son support. Le problème est que cette ficelle se dégrade trop vite dans l’eau de mer. Du coup, j’ai proposé à Anne Marie de tester les crins de chevaux… Naïs n’a pas eu de mal à trouver ça le matin même en préparant sa jument 😉
magnifique présentation, bisous les filles
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