Randonner sur Tahiti n’est pas chose facile. Ces sommets nous attirent mais impossible de trouver une carto digne de ce nom (les seules cartes disponibles sont franchement imprécises), pas de réel balisage et les sentiers créés par les chasseurs de pua’a (cochons sauvages) sont vites repris par une végétation exubérante. Les chemins traversent régulièrement des terrain privés, et souvent en indivision, il n’est pas facile de savoir à qui demander une autorisation… Depuis la métropole, mes recherches m’avaient amené à suivre quelques associations de randonneurs. Mon choix s’est porté sur « avae tere tere » (les vadrouilleurs). Rendez-vous est pris dimanche 11 août pour une rando sans grandes difficultés, dans la vallée de la Taharuu vers le plateau de Tia mape.

Pierre étant d’astreinte, nous partons toutes les deux nous dégourdir les jambes ! Départ à 7h pour arriver à 8h30 à Papara (côte Ouest PK 39,2). L’aventure commence dès que nous quittons la route de ceinture. Ma petite « Pétrolette » atteint ses limites rapidement et malgré les informations données par les locaux, je décide de me garer et de marcher quelques kilomètres de plus… Il faut savoir que les tahitiens sont quasiment tous équipés de 4×4. Ma Fiesta, bien que courageuse, n’a pas le même franchissement !

Sur la « route » nous sommes attirées par une grappe de fleurs d’une couleur peu banale…
J’apprendrai plus tard, qu’il s’agit d’une « liane de Jade », de la même famille que nos bons haricots 😉
Plante originaire des Philippines, d’une couleur unique dans le monde végétal (La photo ne comporte pas filtre).
Elle est actuellement menacée dans son milieu naturel. Sa pollinisation se faisait par les chauves-souris, la tête en bas. L’homme n’a réussi à percer ce secret qu’en 1995.
Bref, les amis de l’association nous récupèrent avec leur Pick Up. Après quelques km, on s’équipe et c’est parti pour 20 km en aller-retour avec 17 passages dans la rivière. Il n’y a pas de beaux points de vue ou de cascades sur cet itinéraire sans gros dénivelé, la balade offre cependant de jolies piscines. Il s’agit de la première étape d’une randonnée permettant de basculer vers la côte Est par la vallée de la Papenoo. Il faut prévoir une nuit au refuge du plateau de Tia Mape (aujourd’hui notre point de retour). C’est donc pour nous, la « reco » d’une prochaine excursion 😉
Nous revenons à notre point de départ après 7 heures de promenade, de bonnes baignades et de belles rencontres. On vous le confirme, Tahiti ne se résume pas à ses fonds marins. La forêt semble impénétrable pour les métros que nous sommes. Partout, la nature y est grandiose.





… au terme de notre rando, Naïs était un peu déçue… Peu d’effort malgré les 20km et pas de panorama. Je ne l’ai vu sortir son appareil qu’une fois. Jean Philippe lui propose d’autres sorties plus sportives ou atypiques (comme les lavatubes). On y sera !





